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À l’assaut du Cabo Finisterre #2

17 Janvier 2017, nous quittons Camariñas en direction du Sud; la décision n’est pas encore prise de s’arrêter pour passer la nuit au mouillage aux îles Cies ou de continuer vers Porto ou Lisbonne. La météo est parfaite, petite brise régulière par le travers, ciel dégagé, mer plate.

Clém prépare les lignes à maquereau, Joël et le capitaine se relaient à la barre. Rien ne semblait nous refuser ce fameux Cap cette fois ci !

 

Mais c’était sans compter sur une petite blague du destin. Décidément la mer est joueuse, elle impose au capitaine une baignade sportive dans une eau à 9°C. Sur le coup de midi, alors que nous contemplions de près le rocher du Finisterre, le comportement du bateau se modifie. La barre se bloque dans les mains du capitaine à qui il faut une minute pour comprendre ce qu’il arrive: le safran est prisonnier d’un orin de casier de pêcheur. Ni une ni deux, armé d’un couteau, il baptise sa nouvelle combinaison de plongée achetée en solde au décathlon de la Coruña.

Imbécile heureux..

Cet épisode revigorant passé, la navigation se déroule sans embûche. Le soir tombe et les îles Ciès sont encore loin devant, les journées sont vraiment courte en hiver. Remontés à bloc et décidés à envoyer des milles, nous gardons cap au Sud. C’est la troisième fois que je longe les rias de Corogne de nuit dans ma petite expérience de marin et les nombreux phares qui scintillent et dont on essaye de compter les éclats pour les repérer sur la carte on un effet «madeleine».

Comme les nuits précédentes, on se caille les miches à la barre et la nuit parait interminable. On file bien, et le bateau avale les milles, c’est notre seul soulagement. Je pensais qu’à trois matelots les nuits paraîtraient plus courtes mais même nos quarts de 2h toutes les 4h sont interminables. Le lendemain je décide de faire escale à Porto, nous y arrivons dans l’après midi. Rien n’a mordu à l’hameçon et nous avons perdu le rapala comme à chacune de nos pêche depuis le départ. Le soir, nous nous soulageons grâce à la bienveillante et chaleureuse culture portugaise, Viva Portugal!

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